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POINT DE VUE – IA et le partage de photos enfants

📸 Peut-on (encore) poster des photos de ses enfants en ligne ?

Dans un récent article du New York Times, le journaliste Brian Chen explique pourquoi il fait partie du camp du « never-post » depuis la naissance de sa fille.
La raison : l’émergence d’applications capables de générer de faux nus (nudifier apps) à partir d’une simple photo. Accessibles à tous pour quelques euros, elles représentent un outil de prédation et d’atteinte à la dignité jusqu’ici inégalé.

Un compte privé sur les réseaux sociaux peut limiter les risques… mais ne les efface pas. De nombreux cas montrent que les prédateurs connaissent leurs victimes.

👉 Un rappel supplémentaire que le problème ne vient pas de l’IA en elle-même mais de ce par quoi elle est nourrie, par qui, et surtout pourquoi.

Cette inquiétude dépasse le cadre individuel et le Parlement européen s’en est saisi dans une analyse publiée par son service de recherche (EPRS). Il y rappelle que si les deepfakes ont des usages créatifs ou ludiques, ils sont surtout utilisés à des fins problématiques : désinformation, atteinte à la réputation, contenus non-consensuels. En 2025, 8 millions de deepfakes devraient circuler, contre 500 000 en 2023. Selon la Commission européenne, 98 % des deepfakes sont de nature pornographique.

⚖️ Ces technologies évoluent plus vite que les cadres juridiques et elles posent des questions lourdes : protection de la vie privée, consentement, sécurité des mineurs.

Alors, que faire ?
– RĂ©flĂ©chir avant de publier des photos personnelles, en particulier celles de ses enfants ;
– Exiger des garanties des dĂ©veloppeurs d’IA, comme prĂ©conisĂ© par l’IA Act, et des plateformes de rĂ©seaux sociaux.

💬 Et vous, quelle est votre position : plutôt « never-post » ou « c’est une question de réglages et de vigilance » ?

Lien de l’article du New York Times
Lien de l’analyse EPRS