🤖 DĂ©ployer une IA en entreprise ne relève pas uniquement d’un sujet IT ou innovation.
Dans un arrĂŞt remarquĂ© du 21 mai 2026 (CA Paris, PĂ´le 1 – Chambre 2, RG n° 25/13234), la cour d’appel de Paris rappelle qu’un outil d’IA gĂ©nĂ©rative mis Ă disposition des salariĂ©s peut constituer l’introduction d’une « nouvelle technologie » au sens du Code du travail.
ConsĂ©quence : lorsque son dĂ©ploiement est susceptible d’avoir un impact sur l’organisation du travail, les tâches exercĂ©es ou les effectifs, le CSE doit ĂŞtre informĂ© et consultĂ© en amont.
« Il est indĂ©niable […] que ces outils sont susceptibles d’affecter notablement les conditions de travail des salariĂ©s, la nature et le volume des tâches qui leur sont dĂ©volues […] »
Comme l’a retenu le premier juge, lorsque la mesure s’inscrit dans une procĂ©dure complexe comportant des dĂ©cisions Ă©chelonnĂ©es, le comitĂ© doit ĂŞtre consultĂ© Ă chaque Ă©tape, peu importe que le projet soit Ă©volutif.
Les juges du fond précisent également que :
– Le caractère facultatif de l’outil ne dispense pas de cette obligation ;
– L’utilisation d’outils grand public comme ChatGPT est Ă©galement concernĂ©e ;
– Pour les projets Ă©volutifs, la consultation peut intervenir Ă chaque Ă©tape du dĂ©ploiement.
Un rappel utile Ă tous les employeurs : la gouvernance IA ne se limite pas Ă la conformitĂ© technique ou au respect du RGPD. Elle implique d’anticiper les enjeux de dialogue social dès la phase de conception des projets !
